Rencontre annuelle des organismes Hlm et de la Banque des Territoires : enjeux économiques et vieillissement au cœur des échanges

Rencontre OLS BDT 2026

Partager cet article

Le 29 mai 2026, l’Union régionale Hlm Nouvelle-Aquitaine a réuni, aux côtés de la Banque des Territoires, les organismes du logement social en Nouvelle-Aquitaine pour sa rencontre annuelle.

Un temps fort du réseau, à la fois pour partager les analyses économiques et pour interroger collectivement les grandes mutations à l’œuvre dans le secteur.

Une conjoncture encore incertaine, mais des acteurs mobilisés

Dès l’ouverture, Annabelle Viollet (Directrice Régionale de la Banque des Territoires) et Muriel Boulmier (Présidente de l’URHlm Nouvelle-Aquitaine) ont posé le cadre : celui d’un secteur confronté à des tensions fortes, mais porté par une grande capacité d’adaptation et d’engagement des organismes.

Les interventions de Kosta Kastrinidis (Directeur Adjoint de la Banque des Territoires) et Yann Tampéreau (Chef économiste du groupe Caisse des Dépôts) ont apporté un éclairage approfondi sur la conjoncture économique et ses impacts sur le logement social. Derrière les effets de la conjoncture, inflation, instabilités internationales, conditions de financement, c’est toute la capacité d’investissement du modèle Hlm qui est impactée.

Ces constats ont aussi mis en lumière la nécessité d’une coordination entre acteurs publics, financiers et bailleurs pour sécuriser les projets et accompagner les territoires.

Vieillissement : un défi massif, déjà à l’œuvre

Autre temps fort de la matinée : le focus consacré au vieillissement de la population.

Comme l’a rappelé Solène Lambert, la région comptera plus de 900 000 habitants de plus de 65 ans d’ici 2050. Une évolution démographique qui se traduit déjà très concrètement dans le parc social.

Mais au-delà des projections, le phénomène est déjà visible dans le parc social :

  • la part de locataires âgés progresse régulièrement,
  • près d’une demande de mutation sur deux concerne des ménages de plus de 50 ans,
  • et seuls 5 à 10 % des logements sont identifiés comme réellement adaptés.

Des chiffres qui interrogent directement la capacité du parc à répondre aux besoins liés à l’avancée en âge, alors même que les attentes évoluent rapidement.

Structurer les réponses et changer d’échelle

La table ronde animée par Nicolas Blaison, directeur régional de l’URHlm Nouvelle‑Aquitaine, avec les témoignages de Gildas Folligné, secrétaire général d’Enéal, d’Emmanuel Picard, directeur général de Mésolia, et de Fabienne Jarry, directrice de la relation client de l’ODHAC 87, a permis de partager plusieurs retours d’expérience très concrets.

Tous les intervenants l’ont rappelé : les initiatives existent déjà sur les territoires, parfois depuis longtemps. Mais face à l’ampleur des besoins, l’enjeu est désormais de structurer davantage les démarches et de passer à une autre échelle. Cela suppose :

  • une meilleure connaissance du parc et des publics,
  • une structuration des stratégies internes,
  • un renforcement des coopérations locales,
  • et, surtout, une inscription dans des démarches globales, lisibles et durables.
 

L’objectif : ne plus seulement répondre à des situations individuelles, mais construire de véritables stratégies d’adaptation du parc social.

L’innovation comme levier d’adaptation

La matinée s’est enfin conclue par la présentation de plusieurs solutions portées par les partenaires de la Banque des Territoires, notamment Alogia et Domani.

À travers des approches mêlant accompagnement, habitat inclusif et outils de pilotage par la donnée, ces initiatives montrent que l’innovation devient un outil concret pour anticiper les évolutions démographiques et accompagner les transformations du secteur.

Cela pourrait vous intéresser