Muriel Boulmier réélue à la présidence de l’URHlm Nouvelle-Aquitaine

Muriel Boulmier est réélue à la présidence de l’URHlm Nouvelle-Aquitaine pour trois ans. Simplification, transitions et réhabilitation au programme du nouveau mandat.

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Réunie le 16 octobre au Bouscat, l’Assemblée générale de l’URHlm Nouvelle-Aquitaine a réélu Muriel Boulmier à la présidence de l’association pour un mandat de trois ans. Cette réélection intervient dans un contexte marqué par l’augmentation des besoins de logement, les défis de la réhabilitation du parc social et l’approche des échéances nationales de 2027.

Un nouveau mandat face aux transitions du logement social

Réunis le 16 octobre au Bouscat en Assemblée générale, les adhérents de l’URHlm Nouvelle-Aquitaine ont réélu Muriel Boulmier à la présidence de l’association pour trois ans.

Dans l’esprit du récent Congrès Hlm de Bordeaux, ce nouveau mandat sera notamment consacré aux grandes transitions démographiques, environnementales et climatiques qui traversent le logement social, ainsi qu’à l’accompagnement des actions menées par les organismes Hlm.

À l’approche des échéances électorales de 2027, l’Union régionale souhaite également contribuer au débat public sur le logement. Un sujet très concret pour les ménages : le logement constitue aujourd’hui leur premier poste de dépenses et conditionne à la fois leur pouvoir d’achat et leurs parcours de vie, en lien étroit avec l’emploi et la mobilité.

Ma boussole reste la même. Nous travaillons déjà aux transitions majeures. Pas si simple ! Allégeons les normes, simplifions les procédures, échangeons autour de solutions efficaces et adaptées aux réalités des territoires et faisons évoluer les financements des réhabilitations, notamment grâce aux fonds européens.

La simplification comme fil rouge

Pour l’URHlm Nouvelle-Aquitaine, la simplification doit désormais se traduire concrètement dans les opérations : moins de délais et des coûts mieux maîtrisés.

L’enjeu est important pour les organismes Hlm. La multiplication des normes peut augmenter jusqu’à 30 % le coût d’un projet, tandis qu’un permis de construire peut nécessiter jusqu’à trois ans pour être délivré. En Nouvelle-Aquitaine, 4 300 opérations bloquées sont également recensées, avec l’inflation des contraintes et des normes désormais identifiée comme première cause de blocage.

Adapter les règles aux réalités techniques et économiques doit permettre d’apporter plus rapidement des réponses, aussi bien pour la construction neuve que pour la réhabilitation du parc existant.

Faire évoluer les financements de la réhabilitation

Autre enjeu : financer la transformation des logements pour les adapter aux évolutions climatiques comme au vieillissement de la population.

L’Union régionale souhaite notamment davantage de souplesse dans l’utilisation des fonds européens confiés aux Régions. Cette évolution permettrait de mieux adapter leur mobilisation aux besoins de réhabilitation du parc social et aux réalités des territoires.

Réhabilitation : un enjeu majeur pour le patrimoine social

L’autre enseignement majeur de la publication concerne la progression des investissements consacrés à l’entretien, à la maintenance et à la réhabilitation du patrimoine.

L’âge moyen du parc social régional est de plus de 35 ans. Les enjeux de rénovation énergétique, d’adaptation au vieillissement du parc et d’amélioration du confort des habitants conduisent les organismes Hlm à maintenir un niveau important d’investissement.

Entre 2019 et 2025, plus de 10 400 logements ont fait l’objet d’opérations de réhabilitation financées par un éco-prêt logement social. D’autres programmes ont également été engagés sur fonds propres ou grâce à différents dispositifs de financement.

Ces opérations répondent à plusieurs objectifs : amélioration des performances énergétiques, diminution des charges pour les locataires, réduction des émissions de gaz à effet de serre et préservation durable du patrimoine existant.

Le logement social en Nouvelle-Aquitaine

L’URHlm rassemble 55 organismes Hlm. Aujourd’hui, 615 000 Néo-Aquitains vivent dans le parc social, présent dans près de 2 000 communes, et les organismes investissent chaque année 1,5 milliard d’euros dans la production et la rénovation du parc.

La région compte près de 333 000 logements locatifs sociaux. Près de 30 000 familles emménagent chaque année dans un logement social et 188 869 demandes étaient recensées fin 2025, en progression de 3 % par rapport à 2024.

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